Vingt vérités

décembre 3, 2005 | Filed Under Général, Jeux | 17 Comments

Bon, j’suis encore tombé victime d’un jeu de Tchendoh. Celui-ci c’est de conter une vingtaine de trucs personnels histoire de me gêner un peu. Mais si vous êtes curieux ou voyeur ça va peut-être vous interesser.

1- J’ai un frère jumeau identique mais qui est vraiment mon opposé coté vestimentaire, fréquentation et manière de penser. Mais je m’entends tout de même extraordinairement bien avec lui.

2- J’ai peur des nouvelles choses, des nouveaux endroits, des nouvelles expériences. Je n’aime pas aller dans un nouveau bar ou chez quelqu’un que je ne connais pas. Je fumerais bien un joint de temps en temps avec ma gang, mais je suis trop peureux pour commencer. Même l’alcool fort ça m’intimide.

3- Je bégaie depuis que je suis tout petit. Un cadeau de mon père probablement. Mais ce n’est pas si pire. Si je me concentre fort je suis capable de faire que ça ne paraisse pas. Mais impossible de bien sortir de quoi de spontané. Plus il faut que je dise de quoi rapidement, et plus je dois le dire fort (devant plus de deux ou trois personnes, dans un bar avec de la musique, etc.), moins ça va bien sortir. Ce qui fait que réussir à intéresser une fille (n’importe qui en fait) dans un bar ou un club = zéro chance. Ça fait que je n’ai jamais beaucoup parlé et suis toujours resté un peu renfermé et solitaire, et j’ai ainsi gâché beaucoup des bons moments de ma vie.

4- Quand je regarde quelqu’un je suis capable de toute remarquer ses traits, qualité ou défaut, en une demie seconde. Sa forme de visage, son déhanchement, le charme dégagé, sa couleur de cheveux, si les dents sont blanches, etc., y’a rien qui m’échappe. Excepté les yeux. Je ne regarde que TRÈS rarement dans les yeux. Premièrement je suis intimidé. Ensuite, je trouve que c’est provocateur pour rien. Pis aussi je ne peux pas me concentrer sur ce que je vais dire, mon esprit doit être ailleurs que sur la personne si je veux sortir de quoi de pertinent. Et c’est impoli de fixer.

5- C’est idiot, mais je ne peux pas crier. J’suis juste capable de parler plus fort. Tsé quand je chante une tune où le gars crie, bin moi j’élève le ton, ce qui ne fait pas le même effet pentoute et j’ai l’air twit. Des fois je me pratique à crier dans mon char.

6- Pendant la crise du verglas de 1997 moi et mon frère on a fait chacun une crise d’asthme qui a demandé d’être hospitalisée. J’en fais une environ aux trois ans depuis. Les médicaments qu’ils donnent sont bons pour deux ans environ, alors je n’en garde pas.

7- J’ai énormément de difficulté à m’attacher à quelqu’un et je ne m’ennuie de personne sur terre. Pas même de ma mère, mon frère ou ma sÅ“ur, que j’aime pourtant beaucoup et que je vois plutôt rarement. La seule fois où je me suis ennuyé de quelqu’un c’est un peu après ma dernière séparation. Mais mon cÅ“ur n’est pas uniquement de pierre, ou bien c’est de la pierre molle, car j’aime voir mon monde et j’ai envie de m’attacher à quelqu’un. En faite, c’est juste ça que je recherche ces temps-ci.

8- Je ne peux pas parler et penser en même temps. Ce qui arrive dans une discussion, c’est que je parle sans penser et qu’après la discussion, là je réfléchi. Ensuite mes choses à dire arrivent, et j’ai l’air fou de revenir sur le sujet pour clarifier mes affaires. Tout le temps.

9- Je suis incapable de me fâcher après quelqu’un. Je peux être en bâtinsse, mais jamais je pourrai l’engueuler. J’ai l’air trop fou quand j’élève la voix et comme je ne peux pas réfléchir et parler en même temps, ça ne marche pas. Soit que je vais garder ça pour moi ou je vais être mean, mais jamais je ne pourrai extérioriser ça de manière violente. J’aimerais ça pouvoir par exemple, ça a l’air pratique.

10- Je me suis toujours dit que mon futur allait se résumer comme ceci : j’allais vivre ma vie seul, allait peut-être marier une femme que je n’aime pas vraiment, me séparer ensuite après avoir faite des enfants et mourir dans mon coin tout seul oublié par tous. C’est l’histoire du père de mon père, que mon père a aussi réalisé excepté la toute dernière étape et là j’ai peur que je sois destiné à suivre ça. Pas que je crois au destin hein. Mais je fais pourtant tout ce que je peux pour éviter ça! Mais plus je m’efforce de ne pas être comme eux, plus je remarque que je ressemble à mon père. Et ça m’écoeure.

11- J’ai du talent dans plein d’affaires cools, comme dans la guitare, le dessin, le sport, la lecture/écriture, l’informatique pis toute. Je dirais même que je réussi bien dans toute ce que j’entreprend. Mais je n’ai aucune passion. Toutes ces affaires là sont des bons passe-temps, mais aucun me passionne pour vrai. Même mon travail. Alors c’est bon je pense quand on commence dans la vie, mais bientôt, quand de mon travail je vais être tanné, je vais vraiment être fourré. J’ai plein d’intérêts, mais je ne capote sur rien.

12- Au secondaire, mes parents recevaient des avis par la poste condamnant mon mauvais comportement en classe, alors qu’en fait, elles étaient destinées à un autre élève de mon age portant exactement le même nom que moi et qui habitait aussi sur ma rue. Quand je dis que j’ai un nom commun, c’est pas des farces.

13- Je suis circoncis depuis environ l’age de 7 ans, pour des raisons de santé seulement. Mais je ne me rappelle même plus ce que j’avais.

14- La pire blessure de ma vie c’est genre un bleu en me cognant. Jamais rien cassé/foulé/oblitéré.

15- Tout le monde me trouve gentil. Mes anciens professeurs, amis, blondes, famille, tous trouvent que j’suis dont un bon p’tit gars. Mais j’suis gentil parce que c’est tout ce dont je suis capable. Si j’étais drôle ou intelligent ou philosophe ou amoureux ou intense ou en confiance, je le serais. Mais je ne sais pas comment être tout ça. Alors je suis gentil. Tout le monde peut être fin. C’est d’une facilité absolue. Un jour une amie à qui je tenais beaucoup m’a dit que j’étais trop gentil. À en être dérangeant et même désagréable. Et bien j’ai pleuré, parce que c’est tout ce que je savais faire. Et là il me restait pu rien pour l’intéresser. Aujourd’hui c’est moins pire. En plus d’être gentil, j’suis capable d’être smath, sympathique et pas méchant.

16- Mes critères de femme sont ridiculement trop élevés pour le genre de personne que je suis. Va falloir que je me réajuste si je ne veux pas rester seul toute ma vie.

17- Je ne suis absolument pas susceptible, excepté sur mes manières de faire. Si on me dit que ça sent mauvais chez nous ou que j’ai une face laite, j’vais bien le prendre pis je vais mettre du Febreze pis me peigner en même temps. Mais venez pas me dire que ma programmation est pas correcte, là, j’vais vouloir vous écorcher. Vous écorcher gentiment, bien sur. Mais écorcher pareille.

18- Y’a une seule personne que je méprise/déteste absolument, et c’est la nouvelle employée à la job. Je ne la connais que depuis trois semaines et lui aie parlé trois fois au maximum, mais vraiment, c’est la Némésis de l’être humain respectable.

19- Malgré mes airs gentils au primaire, la même année j’ai eu 2 avis de comportement et 3 plans d’actions. Là dedans y’avait environ 2 ou 3 batailles, une fois que j’ai dit à un prof d’aller chier (j’sais bin pas d’où j’avais sorti ça) pis les reste je sais pu. C’était en masse suffisant pour une suspension. Mais ils ne sévissaient pas car j’avais trop une tête de bon p’tit gars.

20- L’année (actuelle) de mes 22 ans est ma meilleure année ever sur tous les points de vue. Sauf en amour, mais ça, j’fais mon possible.